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Elie Baussart en bref
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La
réduction du temps de travail.
B. DE COMMER, président
de la Fondation ELIE BAUSSART. Réflexions.
La réduction du temps de travail, comme levier
pour développer l'emploi, paraît être aujourd'hui
la priorité des priorités auprès des organisations
syndicales. Ainsi la F.G.T.B. déclare-t-elle qu'elle "
tient à insister plus particulièrement sur la réduction
collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche
compensatoire ". (1)
La C.S.C. tient le même langage.
Il m'a donc semblé pertinent, face à
cet enjeu capital, d'aborder cette problématique dans une
revue comme TOUDI. Et de la faire, non pas tant sous des aspects
techniques qu'humanistes.
Quand on sait que la Wallonie comptait en avril
99 quelque 191 440 chômeurs complets indemnisés, dont
101 500 chômeurs lourds, c'est-à-dire chômant
depuis au moins deux ans, on admettra que, entre autres mesures
pour améliorer l'emploi dans cette région, la réduction
et le réaménagement du temps de travail paraissent
essentiels, si pas incontournables. Et qu'ils doivent aller de paire
avec une contestation des fondements mêmes du capitalisme
: la consommation.
1. Casser trois images, trois lieux communs.
Trois images largement répandues dans le public me paraissent
à casser pour mieux progresser dans notre réflexion.
Et tout d'abord : la R.T.T., un problème
d'actualité.
Tout au long des luttes ouvrières, depuis
1830, cette problématique est présente. Quelques repères
historiques :
n dès 1843, la Commission d'Enquête
propose de limiter la journée de travail à 12heures
½ et d'interdire le travail des enfants. A l'époque,
déjà, le patronat déclare cette mesure impossible
à appliquer puisque nos voisins français et anglais
n'y souscrivent pas. A peu de choses près, il tient aujourd'hui
un langage similaire.
n en 1852, le Congrès d'Hygiène Publique remet cela.
En vain.
n dès 1852, des mouvements sociaux agitent les bassins houillers
et sidérurgiques en vue de la journée des 8 heures.
n en 1894, Le P.O.B. se crée et reprend cette revendication
des 8 heures.
n peu à peu, secteur par secteur, le temps de travail va
passer à 10 heures. Ainsi, dès 1901, plus de 50 %
des travailleurs en sont à ce régime-là.
n le 14 juin 1921, la Loi des 8 heures est votée, ainsi que
la semaine des 48 heures.
n en 1936, on en est à la semaine des 40 heures dans les
entreprises insalubres.
n en 1964, aux 45 heures.
n en 1978, aux 40 heures.
n en 1983, aux 38 heures.
En 100 ans donc, la durée du temps de travail
hebdomadaire est passée de 84 heures à 38 heures.
Et l'objectif affirmé par d'aucuns est de 32 heures sur 4
jours.
La R.T.T. est donc une vieille affaire centenaire
et, grosso modo, ses partisans et détracteurs d'hier comme
d'aujourd'hui utilisent les mêmes arguments pour ou contre.
Depuis quelques années, on assiste - et ce
sera la deuxième image, le deuxième lieu commun que
je m'efforcerai de briser - on assiste en matière de R.T.T.
à un glissement de sens. Sous le couvert d'un prétendu
partage du travail initié par la R.T.T., c'est plutôt
à un partage du chômage que l'on assiste. La R.T.T.
n'a plus tellement pour objet le travailleur actif mais le travailleur
non actif, le chômeur. Et dès lors vont fleurir cette
masse impressionnante de mesures de réduction individuelle
plus ou moins volontaire du temps de travail avec perte de salaire.
Ce qui est nouveau.
Cette R.T.T. s'inscrit cependant dans une logique
de la consommation. Et pour que le niveau de la consommation ne
chute pas trop, le plus souvent, ces mesures individuelles s'accompagnent
de primes diverses à charge de la communauté bien
entendu. " C'est comme si le Paradis sur terre était
de travailler moins tout en consommant autant " écrit
Marc MAESSCHALCK (2). Et dire qu'un certain Karl MARX passait pour
un fou de s'imaginer une société sans peine où
la production serait assurée exclusivement par des machines
! Dans ce souci de sauvegarder la consommation s'inscrit l'allocation
universelle prônée par Vivant.
Et comme pour mieux convaincre tout un chacun d'opter
pour une R.T.T. individuelle et avec perte de salaire, le discours
majoritaire tente de moraliser le travail, antique fatalité
désormais évitable via les mesures de R.T.T. proposées.
Sans doute y a-t-il du vrai dans cette affirmation , mais ce qui
me dérange, quand on y regarde bien, c'est que cet affranchissement
est réservé aux masses toujours croissantes de non
actifs ou d'actifs partiels, alors qu'une minorité suractive
a le monopole du travail.
Ainsi, par exemple, ces mesures individuelles de
R.T.T. ont-elles eu pour effet d'accroître le temps réel
de travail de ceux qui ne s'y sont pas pliés, comme il ressort
d'une enquête du Conseil central de l'Economie.
" La durée moyenne effective du temps
de travail a légèrement progressé en 1998.
Elle passe, en effet, de 37,2 heures/semaine en 1997 à 37,9
heures/semaine en 1998 ". (3)
On perçoit tout de suite, en matière de démocratie,
les enjeux que pose et posera de plus en plus une telle situation.
J'en parlerai plus avant.
La R.T.T. n'est donc ni une nouveauté, ni,
dans sa forme actuelle, un partage du temps de travail, ni même
une réelle possibilité d'échapper à
la nécessité de gagner sa croûte à la
sueur de son front.
2. Trois approches, trois stratégies de R.T.T.
Dans le champ politico - social on peut distinguer,
comme le fait d'ailleurs Marc MAESSCHALCK (4), trois approches,
trois stratégies bien distinctes.
La 1ère, l'approche " utopiste ".
Il s'agit, ici, d'envisager la R.T.T. sous le seul aspect du temps
disponible pour autre chose, pour une meilleure qualité de
vie. C'est une politique du temps " libéré "
qui a eu, en son temps, la cote dans certains milieux écologistes
et qui a généré les deux autres.
Seconde approche : celle que j'appellerai "
pragmatique ", " technocratique ". C'est la stratégie
largement majoritaire aussi. Elle est au coeur des praxis des familles
socialiste, sociale-chrétienne et même, dans une certaine
mesure, libérale. Quand je dis " famille ", j'y
mets non seulement les partis politiques, mais aussi les organisations
syndicales. Elle a en tout cas les faveurs du C.V.P., qui l'impose
à ses partenaires fédéraux.
En fait, comme pour la première, cette stratégie
relève d'un choix de société : celui du modèle
capitaliste, qu'on aménagera, dont on atténuera les
côtés agressifs. La sociale- démocratie en plein.
Dans le cadre de la R.T.T., cela se traduira par une volonté
et un souci constant, via la négociation, de trouver des
formules qui prennent en compte les impératifs du capitalisme
: la compétitivité, les coûts salariaux et les
charges sociales. Cela donne, par exemple, la fameuse " norme
salariale ", toutes les formules individuelles de R.T.T. (et
il y en a !), la flexibilité et tous les sous-statuts qui
pullulent comme une simple lecture d'un bilan social d'entreprise
suffit à le montrer. En ce cas-ci, les organisations syndicales
mettent en avant leur rôle régulateur en vue d'une
paix sociale.
Lors du 1er mai de cette année, Jean-Claude
VANDERMEEREN, pour la F.G.T.B., dira :
" Nous savons que la R.T.T. est difficile à
mettre en pratique car le patronat n'est pas prêt à
se laisser faire. En contrepartie, il exige plus de flexibilité,
des réductions de salaire ou encore, il préfère
mettre l'accent sur le temps partiel. Face à ces exigences
patronales, seules les organisations syndicales peuvent résister,
négocier, imposer la R.T.T. collective, négocier la
flexibilité, garantir le pouvoir d'achat. Tout cela, la loi
ne pourra le faire et nous risquons d'être les victimes d'un
symbole. " (5)
Troisième approche, surtout présente
chez Ecolo, mais aussi dans certaines mouvances proches des socialistes
et des sociaux-chrétiens. Je l'appellerai " émancipatrice
". Ici, le capitalisme même est remis en question, contrairement
aux deux autres approches déjà citées, et plus
particulièrement son fondement : la consommation. C'est la
politique du temps " retrouvé ", c'est-à-dire
reconquis sur ce qu'impose le système. Il s'agit ici de s'émanciper
des critères liés à la consommation. Dans cette
approche, le travailleur s'oriente, grâce au temps retrouvé,
vers une gestion de la cité, de la res publica, via par exemple
les comités de quartier. Ainsi, dans son programme politique
ECOLO écrit-il :
" ... mieux vivre, moyennant également
un réaménagement du temps de travail - et pas seulement
sa réduction - afin que chacun puisse concilier un ensemble
varié d'activités (professionnelles et non professionnelles)
qui contribuent à son équilibre individuel, tout en
profitant à ses proches et à la société
toute entière ". (6)
" Le temps retrouvé, dira Marc MAESSCHALCK,
s'oppose au temps perdu, c'est-à-dire au temps que le système
nous amène à considérer comme perdu (time is
money) et d'abord à tous ces aspects de la vie qui échappent
à la gestion rationnelle de la croissance et que, parfois,
par réflexe, nous considérons comme du temps privé
(privé d'efficacité ou soumis à d'autres critères
: moraux, religieux, affectifs. " (7)
Mais s'opposer à la prédominance de
la sphère économique sur la sphère sociale,
aller à contre-courant du projet sociétal du capitalisme,
cela suppose des mouvements, des associations, des organisations
capables d'entrer en résistance contre cette hégémonie.
L'associatif sous toutes ses formes me paraît pouvoir jouer
un rôle de premier ordre dans cette résistance.
" La démocratie ne peut se réduire
à des institutions représentatives offrant seulement
le choix entre des politiques pré-établies, et qui
s'exercent sans évaluation et sans réel contrôle.
Au contraire, la démocratie est le résultat d'une
écoute et d'une recherche permanente et collective, de plus
de solidarité sociale, d'épanouissement individuel
et de liberté politique collective ". (10)
3. Deux enjeux de la R.T.T. : l'enjeu démocratique, l'exclusion.
Trois approches donc bien différentes : celle du temps "
libéré ", celle du temps " choisi ",
celle du temps " retrouvé ".
Vous l'aurez compris, c'est la 3ème, celle
du temps " retrouvé ", qui a mes préférences
d'autant que, dans le choix de l'une plutôt que de l'autre,
se profilent deux enjeux de premier ordre : l'enjeu démocratique
et l'exclusion.
Le premier enjeu : l'enjeu démocratique.
Depuis les années 70, on assiste à
un éclatement progressif des structures du travail : de moins
en moins de grosses entreprises privées ou publiques, de
plus en plus de P.M.E. et de P.M.I. Les classes laborieuses qui
s'étaient organisées autour d'un concept de contre-pouvoir
syndical favorisé par une forte concentration de main-d'oeuvre
ont perdu pas mal de leurs repères. Dès lors, leurs
organisations représentatives sont de moins en moins dans
un rapport de force suffisant que pour réellement peser sur
le politique dans ses choix de société. De plus en
plus souvent, dans les négociations interprofessionnelles
intervient un troisième larron : le gouvernement fédéral.
Dès lors aussi se creuse de plus en plus profondément
le fossé entre ces organisations représentatives et
les partis politiques sensés trouver leur légitimité
dans la lutte des classes laborieuses. Les incompatibilités
d'humeur, pour ne pas dire plus, entre le P.S. et la F.G.T.B. en
sont l'illustration parfaite. S'ajoutent à cet éclatement
des entreprises en petites entités sans réelle vie
syndicale la mondialisation de l'économie et deux nouveaux
modes d'organisation du travail : l'externalisation (la sous-traitance
par entreprises satellites) et l'emploi de travailleurs satellites
(intérimaires, faux indépendants, etc...). Enfin ,
le taux de chômage est tel que les organisations représentatives
des travailleurs deviennent peu à peu des organisations représentatives
de non travailleurs. Or, on le sait à l'expérience,
ces derniers sont peu mobilisables dans la mesure où l'organisation
n'est plus un lieu de militance mais de service (une caisse de chômage).
Ainsi, par exemple, les marches pour l'emploi qui ont fleuri ces
derniers temps étaient-elles surtout le fait de personnes
ayant un emploi.
Si la R.T.T. se limite à une stratégie
" pragmatique ", " technocratique " de partage
du chômage, comme je l'ai définie tout à l'heure,
les forces de contre-pouvoir que sont les organisations syndicales
iront encore s'affaiblissant. Ce qui constitue, à mes yeux,
une menace pour la démocratie. Non seulement parce que la
pensée unique ira se renforçant, mais surtout parce
que les portes seront dès lors ouvertes à la seule
forme de contestation encore possible : celle des extrémismes
de tous bords.
Second enjeu : celui de l'exclusion.
Alors que la revendication des organisations syndicales
et de certains partis politiques est d'un partage du travail (l'embauche
compensatoire), avec plus ou moins d'acuité selon les familles
et les Communautés, mais que précisément, dans
les faits, cela se traduit
surtout par un partage du chômage dans la mesure où
le système capitaliste n'est pas remis en cause dans son
fondement (la consommation), le phénomène de l'exclusion
croît. Et le passage à 32 heures en 4 jours risque
bien, finalement, de se limiter au maintien de l'emploi déjà
disponible sans plus par un accroissement de la productivité.
Tant qu'on restera dans une approche majoritaire
de temps " choisi ", deux catégories de travailleurs
tout particulièrement risquent de faire les frais de l'opération
: les femmes et les non ou peu qualifiés.
Les femmes, tout d'abord. Les chiffres des travailleurs
à temps partiel sont éloquents à ce propos.
En 10 ans, de 1983 à 1993, on est passé de 1 ,9% à
2,5% de T.P. chez les hommes ; dans le même temps, côté
femmes, les chiffres ont grimpé de 20,6% à 31,8%.
Effarent ! Or, dans un système basé sur la consommation,
ces travailleurs, par un manque à gagner évident,
sont marginalisés. D'autre part, le chômage des femmes
est du même ordre.
" Une distinction établie sur cette
base montre que les salaires annuels des travailleurs occupés
à temps partiel sont, en moyenne, 40% inférieurs à
ceux occupés à temps plein (respectivement : 534.964
BEF/an contre 900.706 BEF/an ".
Et : " Une distinction suivant le sexe indique
qu'en moyenne le salaire brut courant du personnel féminin
(temps partiel + temps plein) est inférieur de 27% à
celui de leurs collègues masculins (75. 077 BEF/mois pour
les hommes et 54. 823 BEF/mois pour les femmes ". (8)
Les non ou les peu qualifiés, ensuite. L'analyse
des chiffres du chômage illustre à souhait ce fait
incontournable : plus la qualification est faible, moins on a de
chance de s'intégrer au marché de l'emploi. Et donc,
logiquement, moins on est inséré dans un système
de consommation. Ce ne sont pas les quelque 30 OOO BEF d'un chômeur
chef de famille qui incitent à une consommation effrénée.
Et je ne parlerai même pas de ceux qui échappent, de
plus en plus nombreux, aux filets de la protection sociale.
" Le facteur multiplicateur calculé
comme étant le rapport entre le salaire moyen des salaires
les plus qualifiés par rapport au salaire moyen des salaires
les moins qualifiés s'établit à 2,12 ".
(9)
La R.T.T., selon un modèle de temps "
choisi ",n'apportera à mon sens pas d'emplois à
ces catégories d'exclus, dans la mesure où ces emplois
sont déjà occupés par des travailleurs qualifiés.
C'est tellement vrai que, pour l'heure, en ce qui concerne les incitants
à l'embauche, les employeurs ont toujours refusé tout
réel contrôle de l'impact de ceux-ci sur l'emploi dans
les entreprises. D'où l'insinuation colportée par
les organisations syndicales de " cadeaux " aux entreprises.
Mais soit ! Il faudrait, pour permettre l'accès
de ces exclus au marché du travail, en cas de R.T.T., même
dans le cadre d'une R.T.T. généralisée via
un cadre obligatoire comme en France, il faudrait intensifier la
formation initiale et continuée. Quand on connaît les
problèmes actuels vécus par les établissements,
notamment professionnels, dus entre autres aux suppressions d'emplois
(quelque 5000 au cours de cette législature), on peut légitiment
douter des capacités de l'enseignement à faire face
aux défis. Restent bien sûr les formations parallèles,
publiques ou privées, mais qui posent le problème
de la marchandisation de l'enseignement et de la formation.
Dès lors, j'ai bien peur que la revendication
d'une embauche compensatoire reste lettre morte et que la R.T.T.
généralisée l'accompagnant se limite à
sauvegarder l'emploi disponible actuel et donc à renforcer
plus encore les exclusions.
4. En conclusion : un changement de mentalité.
Pour me permettre de conclure, revenons aux femmes
et à l'enseignement. Dans ce secteur, le niveau de formation
est élevé (au minimum, le supérieur non universitaire)
. Et pourtant y fleurissent les T.P. volontaires depuis quelques
années. Or, le plus souvent, que constatons-nous ? Ces T.P.
sont occupés par des femmes, alors que l'égalité
des salaires y est parfaite. Dans un couple d'enseignants, c'est
quasi toujours la femme qui opte pour un T.P.
Cet exemple est révélateur d'une mentalité.
Et qui dit mentalité dit référence à
des valeurs et à un projet global de société,
dont le partage des tâches familiales est une des composantes
qui est loin d'être rencontrée, quoiqu'on pense.
Tout cela pour conclure, comme l'écrit Marc
MAESSCHALCK, que :
" Si nous voulons remettre en question ce pouvoir
de régulation en portant le débat sur une politique
globale du temps, une politique qui irait jusqu'à remettre
en question l'ordre mondial engendré par la consommation
(le développement inégal), il faut élargir
le projet lié au temps, car un temps libéré
ne deviendra source de libération que s'il y a partage du
pouvoir et partage du bien-être, c'est-à-dire d'autres
mécanismes que ceux dirigés par la consommation. C'est
aujourd'hui la question d'une régulation démocratique
de la société qui se pose alors même que le
système de la concertation sociale lié à un
monde du travail organisé en institution de contre-pouvoir
devient de moins en moins représentatif des masses précarisées
". (11)
Ce combat pour la démocratie, aujourd'hui
et demain, ce combat pour une société qui privilégie
l'homme plutôt que l'économique (l'Horreur économique
comme l'écrivait Viviane FORESTER), ce combat il nous appartient
à tous de le mener. Il appartient à notre Fondation,
à l'image d'Elie BAUSSART, de le mener puisqu'elle s'est
donné pour objectifs de
chercher des pistes de réflexion et d'action pour la Wallonie,
la paix et une société plus humaine. Il n'y aura ni
paix, ni société plus humaine, ni réelle démocratie,
ni peut-être même de Wallonie vraiment autonome, si
des solutions durables ne sont pas trouvées en matière
d'emplois, via une réduction et un aménagement du
temps de travail et un profond changement des mentalités.
Le capitalisme n'est pas une fatalité. Il
n'est qu'un moment de l'Histoire, d'une Histoire que nous avons
à construire.
(1) Plus de social, plus d'emploi, c'est possible
(F.G.T.B. avril 1999)
(2) (4) (7) (11) Travail pour tous ? Démagogie ou réalité
? (Lumen Vitae, 1996)
(3) (8) (9) Lettre mensuelle socio-économique numéro
42, avril 1999. Secrétariat du Conseil Central de l'Economie.
(5) Syndicats numéro 9, du 7 mai 1999.
(6) (10) Débloquer la société. Programme politique
d'ECOLO. Editions Luc Pire , 1999.
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